Friday 14 Aug 2026 - HÔTEL DES VENTES DE LA BAULE - La Baule
Attribué à Jacopo LIGOZZI (1547 - 1627)
Memento Mori
Toile
30.5 x 25.5 cm
Estimate : 6 000 - 8 000 €
D'autres versions de cette composition sont connues à la galerie Robilant+Voena en 2020 (entourage de Ligozzi), une d'un disciple de Ligozzi (Christie's, New-York, 30 octobre 2018, n°183), une autre datant du 18e siècle (Sotheby's, Londres, 6 juillet 2017, n°166). La plupart dérivent du prototype de Ligozzi dans la collection de Lord Aberconway, Bodnant, Pays de Galles (cité dans L. Salerno, La natura morta italiana, Ugo Bozzi Editore, Roma, 1984, fig. 9.2 p. 30 ; et dans le catalogue d'exposition Jacopo Ligozzi "pittore universalissimo", Florence, galerie des Offices, 2014, fig. 78 p. 218) ainsi que d'une autre nature morte de Ligozzi conservée en collection privée (op. cit. 2014, fig. 3 p.188). Un copie est conservée au musée Charles Friry de Remiremont.
Il s'agit d'un tableau de dévotion, de vanité, qui ne vise pas à effrayer le spectateur, mais qui fait allusion au passage de la vie terrestre vers la vie éternelle, dans un contexte lié à la Contre-réforme et aux recommandations du Concile de Trente. Ces méditations s'inspirant des Exercices Spirituels de Saint Ignace et de Thomas de Kempis. L’inscription latine “Quae prius anima mea tangere nolebat nunc cibi mei sunt”, peut se traduire apr par “Ce que mon âme ne voulait jadis même pas toucher est désormais ma nourriture” (livre de Job VI-7) est un avertissement personnel.
La libellule souligne la fragilité de notre existence et l'aspect éphémère de la vie. La tête repose sur un livre d'heures, support de prière.