Saturday 03 Oct 2026 - CAEN ENCHERES - Caen
Ecole FRANCAISE vers 1660, suiveur de Philippe de CHAMPAIGNE
La Cène
Toile
73.5 x 136 cm
En bas à gauches les armoiries d’Alexandre Pétau (v. 1592, Charenton-le-Pont - 1672) et de Madeleine Broé (v. 1609-1680)
Frameless
Estimate : 2 000 - 3 000 €
Écu de gauche : armes d’Alexandre Pétau (v. 1592, Charenton-le-Pont - 1672), reçu conseiller au Parlement de Paris le 11 février 1628 en la cinquième Chambre des Enquêtes puis le 12 décembre 1661 en la Grand’Chambre. Son père Paul Pétau, illustre collectionneur, lui légua en 1614 un cabinet de médailles et une riche bibliothèque qu'il continua à enrichir. A sa mort, les manuscrits furent achetés par la reine Christine de Suède et les livres vendus plus tard à La Haye en 1722.
Écu de droite : armes de Madeleine Broé (v. 1609-1680), fille de Bon Broé, président au Parlement, mariée à Alexandre Pétau le 4 février 1629 (Etude XC, Me Jean Bruneau).
Les manuscrits de cette bibliothèque (appelés les Petaviani) furent acquis entre 1590 et 1659 (pour ceux dont la date d'acquisition est connue). Alexandre Petau en possédait plus de 1 800 en 1650. Cette année-là, il en vendit près de 1 500 à la reine Christine de Suède (par l'intermédiaire de son bibliothécaire Isaac Vossius). La collection de la reine passa à sa mort à la Bibliothèque du Vatican, où se trouvent aujourd'hui une grande part des anciens volumes des Petau. Certains furent retenus par Isaac Vossius, dont les héritiers vendirent la collection à la bibliothèque de l'Université de Leyde. À la fin de sa vie, Alexandre Petau possédait une collection plus restreinte d'environ 300 manuscrits et incunables, et en 1669 Nicolas Clément en acheta vingt-deux pour la Bibliothèque du roi. Après sa mort, le reste de la collection (277 pièces selon le catalogue) fut vendu en plusieurs fois sur plusieurs décennies par ses héritiers, et une notable partie (quatre-vingt-huit) fut acquise en 1720 par le bibliophile genevois Ami Lullin, qui à sa mort (1756) légua sa collection à la Bibliothèque de Genève, dont elle constitue le principal fonds de manuscrits anciens.