Friday 12 Dec 2025 - FERRI & ASSOCIES - Paris

Philippe CHERY (Paris, 1759 - 1838)

Portrait de Guillaume François Marie Martin d'Anzay (1752-1818), gouverneur au parlement de Paris

Toile

122 x 92 cm

Signé en bas à gauche 'Ph pe CHERY f'

en bois et stuc doré à palmettes de la fin du XVIIIè

Estimate : 30 000 - 50 000 €

Guillaume François Marie Martin d’Anzay est gouverneur du parlement de Paris à la fin du 18ème siècle. A cette époque, le titre de gouverneur n’est qu’honorifique : il ne commande plus la garnison du Roi, ni les milices bourgeoises et n'a aucune fonction administrative. Il participe seulement à des cérémonies et reçoit en échange des émoluments considérables. Il habitait 25 quai des Grands Augustins à Paris, et avait acquis le château de la Motte à Marcilly sur Vienne en 1784.

Il est ici vêtu d'un habit à la française, en justaucorp, culotte et gilet de soie noire. La chemise en coton blanc est garnie d'un long volant de dentelle sur le devant, avec dentelles aussi aux poignets. Le col est fermé par une cravate de soie blanche. Il porte des bas de soie noirs, ce qui laisse à penser qu'il est en deuil. Probablement qu'il pleure son père, Simon Mathurin Martin, conseiller du roi, mort en1787, car son épouse Appoline Marie Deshayes ne décède qu'en 1815 (source geneanet.org).


La biographie de Phillipe Chéry, élève de Joseph Marie Vien, est mal documentée avant la Révolution. Il entre à l'Académie en février 1774 et n'est agréé qu'en 1791. Il s'implique en politique en participant à la prise de la Bastille, où il est blessé, et par ses activités dans les comités révolutionnaires sont bien documentées.

Plusieurs de ses compositions de peinture d'histoire sont connues, La Mort d'Alcibiade (Salon de 1791) au musée des beaux-arts de La Rochelle et David apaisant Saül de 1808 au musée de Soissons.

Philippe Chéry a peint des portraits tout au long de sa carrière, depuis l’Ancien Régime jusqu’au fin de sa vie. Parmi eux, le Portrait d’homme  de 1786 ou 1789, au Musée des Beaux- Arts de Quimper et le Portrait de Femme en grand chapeau (1822, Dijon,  Musée Magnin) qui dénotent l’ influence de Greuze.