Wednesday 25 Mar 2026 - ADER - Paris
Hubert ROBERT (Paris 1733 - 1808)
Jeunes femmes au puits, ruines de l’époque romaine
Toile d'origine
43.2 x 34 cm
Signé et daté au centre "H.ROBERT. 1783"
d'origine, en chêne sculpté de raies de coeur, et doré
Estimate : 40 000 - 60 000 €
Provenance : dans la même famille depuis les années 1880.
Après un premier apprentissage auprès du sculpteur Michel-Ange Slodtz, Hubert Robert se rend à Rome en 1754. Il est pensionnaire à l’Académie de France entre 1759 et 1762, sous la direction de Charles Natoire. Au cours de ce long séjour italien, il se lie d’amitié avec l’abbé de Saint-Non et Fragonard, dont il admire l’œuvre et reprend nombre de ses éléments dans ses propres compositions.
Onze ans après son arrivée en Italie, il rentre à Paris où il est agréé et reçu à l’Académie royale de peinture et de sculpture en 1766. L’année suivante, il expose pour la première fois au Salon et rencontre dès lors un grand succès : son œuvre se démarque notamment de celle de ses contemporains par ses sources d’inspiration atypiques, mettant en scène des jardins, des ruines et des architectures romantiques librement inspirées des vestiges antiques admirés à Rome et ses environs. Il obtient un logement au Louvre en 1770. Il est nommé « garde des tableaux du roi » en 1778 et « dessinateur des jardins du roi » en 1784.
Jusqu’à son emprisonnement sous la Révolution française, Hubert Robert travaille avec acharnement, offrant ainsi une production riche et abondante de ses caprices, de ses paysages pittoresques, ces œuvres d’imagination mêlant des architectures antiques ou fictives, et des personnages vaquant à leurs occupations quotidiennes.
Les Jeunes femmes au puits est à rapprocher des Lavandières à la fontaine (Toile, 16 x 21,8 cm, Sotheby’s Paris, vente du 23 juin 2011) qui présente une composition similaire de ruines superposées d’une arche en bois à laquelle les lavandières ont suspendu un seau d’eau.